Dans la Vendée contemporaine, l'histoire d'amour entre deux hommes, dont l'un se trouve à être député.
Il est très difficile d'aborder le premier film en tant que réalisateur de Jann Halexander sans rentrer dans son contenu intégral. Bercé par ses propres chansons qui teintent son film d'une grande mélancolie, Halexander, nous fait vivre une passion dévorante et cachée. Car, si le jeune Antoine Blanchard est fou amoureux de "son" député la réciproque n'est pas forcement vraie. D'ailleurs, ce n'est pas de manière si innocente que le moyen-métrage débute par la citation suivante : "L'amour est raison, Le sexe est une pulsion, La passion est un désastre". Une phrase qui résume parfaitement la teneur de ce qui va suivre.
Loin de se la jouer film d'amour en tant que tel, "J'aimerais J'aimerais", mélange allégrement film musical, érotisme et réalisation expérimentale. Jann Halexander s'inspire de "
Statross le magnifique" de Rémi Lange. Il va de soi que ceux qui seront restés à la porte du film de Rémi Lange resteront aussi de marbre face à ce film, dont le résultat est quasi similaire. On pense bien sûr à cette absence de dialogues, de la part des deux seuls acteurs: Jann Halexander en personne et Valère Alama. Un silence entrecoupé des chants du jeune apprenti réalisateur.
On sent bien qu'Halexander débute, laissant certains plans durer trop longtemps, au risque de pouvoir agacer, et de passer trop vite sur d'autres détails (notamment sa relation avec le député Philistin de Valence). La mélancolie qui se déage des paroles du rélisateur-acteur, donne un parallélismeétrange avec les contes de fées. C'est bien là que le film trouve sa place dans le genre de l'étrange, quand Antoine Blanchard se trouve àsa fenêtre, attendant son prince charmant (tendez bien l'oreille, et vous allez entendre une référence au miroir de blanche neige)